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20 juin 2010

Le Mondial 2010 vu par six-zéro

 

Higuain.jpg

Mon top, mon flop, mes coups de cœur et coups de gueule jusqu'à la finale de cette 19e édition de la Coupe du Monde de la Fifa 2010, qui se déroule en Afrique du Sud. Premier épisode.


Mon top : L'Argentine

Si l'Albiceleste a eu toutes les peines du monde à se qualifier pour le Mondial sud-africain, si le premier match disputé face au Nigeria a montré une nation plutôt timide, l'Argentine a ensuite remis les pendules à l'heure. Contre la Corée du Sud, dans le groupe B, les partenaires de Lionel Messi ont assuré le show. Après un but contre son camp de Chu-Yong, le Madrilène Gonzalo Higuain s'est réveillé, inscrivant un triplé, dont deux réalisations de la tête. Avec les Pays-Bas et le Brésil, premiers des groupe E et G avec six points au compteur, l'équipe emmenée par Diego Maradona est la seule à avoir aligné deux victoires et des buts! A confirmer face aux Grecs, lors du dernier match de poule mardi (20h30). Rappelons que les deux premiers de la poule affronteront en ordre inversé les deux premiers du groupe A, celui des Bleus.

 

Rooney.jpgMon flop : l'Angleterre

Favorite avant le début de la Coupe du Monde, les Anglais ont beaucoup déçu lors de leurs deux matches nuls joués successivement face aux États-Unis (1-1) et à l'Algérie (0-0). Et pourtant, l'équipe de Fabio Capello, dont la majorité évolue dans les plus grands clubs de la Premier League, avait de quoi séduire. Mais, à l'instar de l'équipe de France, son sélectionneur peine à créer un collectif autour de joueurs tels que Wayne Rooney, Franck Lampard ou Steven Gerrard. L'équipe aux Trois Lions a même frôlé la correctionnelle vendredi, accrochés par des Fennecs revigorés et soudés devant l'enjeu d'une qualification pour les huitièmes de finale. Synonyme de victoire symbolique pour tout un peuple. Leur dernière rencontre, qu'ils disputeront face aux surprenants Américains, sera décisive en vue du classement final du groupe C. Verdict mercredi, à partir de 16h!


Donovan.jpgMon coup de cœur : les nations américaines

Non seulement les États-Unis, qui ont réussi la double performance de tenir en échec l'Angleterre puis de revenir au score face à la Slovénie (score final : 2-2). Mais aussi celles originaires d'Amérique centrale et du sud. Des favoris à savoir l'Argentine et le Brésil, qui monte progressivement en puissance, en passant par le Mexique, l'Uruguay et le Paraguay, ces nations ont marqué le début de la compétition sud-africaine. Le collectif mexicain a impressionné face à l'équipe de France, qu'ils ont battue 2 buts à 0, de même que leur envie de jouer du beau jeu démontrée sur le terrain.

Leur opposition face à la Celeste de l'efficace Diego Forlan risque en revanche d'être fermée, face à l'enjeu de la qualification en huitièmes de finale et la volonté (que l'on imagine aisément) des deux équipes de ne pas terminer second, pour éviter l'Argentine au tour suivant. Après un bon match nul face à l'Italie (1-1), le Paraguay a réalisé une bonne prestation, dimanche, contre la Slovaquie (2-0). Les partenaires de Roque Santa Cruz ont pris les commandes du groupe F.

 

Vidéo YouTube France-Mexique, premier but (Hernandez, 64e) :

 

 

espagne.jpgMon coup de gueule : une si vieille Europe ?

Mais où sont les favoris de cette Coupe du Monde ? Des champions d'Europe en titre, l'Espagne, à l'Allemagne, en passant par l'Angleterre et l'Italie déjà évoqués ci-dessus, et le Portugal, toutes ces nations issues du vieux continent et qui ont été désignées avant le début de la compétition comme les grands favoris de ce Mondial sud-africain, ont connu des fortunes diverses. Mais toutes ont ce point en commun : leur qualification pour les huitièmes de finales n'est toujours pas acquise, alors que les deuxièmes matches de la phase de poules ont quasiment tous été disputés (sauf ceux du Portugal et de l'Espagne, ndlr). Alors que les Pays-Bas, le Brésil et l'Argentine, avec leurs six points, sont presque qualifiés, l'Allemagne et l'Espagne ont été battus respectivement par des plus petites équipes, la Serbie et la Suisse (0-1).

Première explication pour justifier ce naufrage, la traditionnelle raison du calendrier surchargé des championnats européens, dont les meilleurs joueurs disputent plusieurs compétitions, nationales et européennes, lors d'une même saison. Autre justification, la fin de ce que l'on appelait auparavant justement les « petites équipes », qui aujourd'hui prouvent qu'elles peuvent tenir tête aux favoris. L'issue de cette Coupe du Monde 2010 paraît bien ouverte. Les derniers matches des poules lèveront les derniers doutes quant aux nations les plus en forme pour aller jusqu'au bout de la compétition.


Evra.jpgLes Bleus : Et maintenant? Que vont-ils faire?

Non, ce n'est le début de la chanson de Gilbert Bécaud, mais bien la suite de l'épisode dramatique qui agite depuis jeudi soir le groupe France. Après la défaite des Bleus contre le Mexique (0-2), la publication des insultes d'Anelka à Raymond Domenech à la Une du quotidien sportif national, les conférences de presse de Jérémy Toulalan vendredi et celle de Patrice Evra samedi , le feuilleton tricolore a connu un rebondissement édifiant, dimanche. A la suite d'une altercation entre le capitaine de l'équipe de France et le préparateur physique, Robert Duverne, les joueurs ont refusé de s'entraîner. Puis, ils ont rédigé un communiqué que le sélectionneur est allé lire devant les caméras, expliquant que leur geste survenait en réaction à la décision de la Fédération d'exclure Nicolas Anelka. Décision qui, vu de l'extérieur, semble avoir été prise dans la précipitation et en raison de son retentissement médiatique important. Reclus dans leur prison dorée de Knysna, au coeur de leur luxueux hôtel du Pezula Resort, les joueurs de l'équipe de France apparaissent désormais complètement déconnectés de la réalité, inconscients de l'image du maillot tricolore qu'ils rendent aux yeux de leurs supporteurs. Et le football dans tout ça ?

 

Images Stade 2 du 20.06.2010, vidéo herbégée sur YouTube :

 

A suivre...

 

Crédit photo : DR

 

A. Pa.


21 mai 2010

Quand le PSG s'attaque au Parc

 

Photo 1 supporteurs PSG.jpg

L'annonce du plan choc du PSG pour lutter contre les violences commises aux abords du Parc les soirs de match a provoqué l'indignation des supporteurs du club, qui craignent de voir un stade délaissé de ses plus fidèles spectateurs.

 

« A l'heure actuelle, je n'amènerais pas mes enfants au Parc. » Cette déclaration forte prononcée par le gardien de but Grégory Coupet au lendemain du nouvel affrontement entre les tribunes Boulogne et Auteuil, survenu quelques heures avant la rencontre PSG-OM, dimanche 28 février, qui a causé la mort d'un supporteur de Boulogne, est restée dans toutes les mémoires. Car l'ancien Lyonnais pointait alors avec justesse le malaise existant entre le club et ses supporteurs les plus radicaux. Deux mois jour pour jour après le décès de Yann Lorence, ce supporteur âgé de 37 ans, ancien membre de la branche active de Boulogne la « Casual Firm », agressé par un membre d'Auteuil, le président Robin Leproux a sorti de son arsenal une liste de mesures strictes, dont l'objectif est d'enrayer rapidement les violences commises notamment aux abords du Parc des Princes les soirs de match dès la saison prochaine.

 

Fin des abonnements et placement aléatoire obligatoire dans les deux virages, des déplacements plus encadrés et une politique tarifaire avantageuse pour les femmes et les enfants (le prix des places pour un couple avec enfant revenant à 18€)..., rien n'a été laissé de côté pour « construire un PSG pacifié qui soit capable d'être exemplaire, responsable, et de repartir sur des bases solides », selon Robin Leproux. Le Parc des Princes va désormais chercher à séduire un nouveau public pour donner un nouveau visage aux tribunes du stade, trop longtemps laissées entre les mains de ses supporteurs. « L'esprit du plan est adapté à la situation, analyse Nicolas Hourcade, sociologue spécialisé dans la questions du supportérisme en France, sur le site Internet de 20 minutes. On est dans un conflit ouvert et gravissime entre deux tribunes. Le plan veut faire table rase et, dans l'état actuel des choses, je ne vois pas comment le PSG pourrait faire autrement. »

 

Pereira : « Leproux va vider le Parc des Princes »

 

Un programme soutenu par les pouvoirs publics et le gouvernement du président Nicolas Sarkozy, qui a déjà exprimé à maintes reprises son attachement envers l'équipe parisienne. « Par ce Plan "Tous PSG", le club se donne les moyens de casser la culture de haine et de violence qui a trop longtemps opposé les tribunes et les groupes de supporteurs entre eux, s'est félicité de son côté le maire de Paris Bertrand Delanoë dans un communiqué. Le Parc doit redevenir une enceinte où tous les publics - jeunes, familles, passionnés - trouvent leur place, et cohabitent indistinctement et paisiblement, sans considération d'origine, de race ou de couleur de peau. Fondé sur des principes sains, ce plan a l'intelligence et le courage de rendre les tribunes Auteuil et Boulogne aux amoureux du football. »

 

Principal bémol : les mesures du plan « Tous PSG » sont loin de faire l'unanimité auprès des principaux concernés, les supporteurs parisiens, attachés depuis longtemps à leurs places en tribunes et dans les virages. « Je m'interroge sur la mise en application, ajoute le sociologue. Le placement aléatoire risque de ne pas être évident à appliquer. Certains vont déserter et ceux qui ne venaient pas au stade auparavant vont probablement attendre d'être certains que la situation soit assainie avant de venir. » Un sentiment partagé par le porte-parole du kop Boulogne. « Ces mesures sont complètement démesurées par rapport à la réalité, dénonce Philippe Pereira. Leproux essaye de dire que le ministère de l'Intérieur et la police ne prennent pas leurs responsabilités, alors lui prend ses responsabilités. Il va vider le Parc tout simplement. »

 

Une situation déjà vécue en fin de saison, lors du boycott des derniers matchs du PSG à domicile par les supporteurs, avec l'absence de chants et des traditionnels échanges entre ses deux tribunes phares, qui peuvent emballer tout un stade. Avec une équipe en mal de résultats sportifs, qui a clôturé la saison sur une treizième place au classement de Ligue 1 et une victoire en finale de la Coupe de France, les dirigeants du club n'ont désormais plus de marge de manœuvre.

 

Vidéo de la bagarre du 28 février 2010 entre supporteurs de Boulogne et d'Auteuil, qui a causé la mort de l'un d'entre eux, diffusée par Football.fr.

 

 

Crédit photo : DR

 

A. Pa.


06 mai 2010

Didier Deschamps, la belle histoire

 

deschamps.jpgDouble champion de France à Marseille lorsqu'il était encore joueur, « Dédé » a remporté mercredi soir son troisième titre hexagonal avec l'OM, le premier en tant qu'entraîneur, après la victoire de son équipe (3-1) face à Rennes, mettant ainsi fin à 18 ans de disette...

 

« On est champions ! C'est une énorme satisfaction, même si je suis encore dans la retenue, alors qu'il est plus naturel pour les joueurs de se lâcher. C'est extraordinaire, mais le mérite en revient avant tout aux joueurs. C'est une aventure humaine extraordinaire, une belle victoire pour tout le club et l'ensemble des salariés », a réagi l'ancien champion du monde 98. Ses joueurs ont concrétisé l'objectif que Didier Deschamps s'était fixé lors de son arrivée à la Commanderie : gagner ce titre qui fuit les Phocéens depuis 18 ans et offrir aux supporteurs marseillais une joie que la plupart d'entre eux, trop jeunes, n'ont pas connu.

 

C'est désormais chose faite. En battant le Stade Rennais mercredi soir, en clôture de la 36e journée de Ligue 1, au Vélodrome, les Marseillais profitent de la victoire deux heures plus tôt de l'OL face au dauphin Auxerre (2-1) pour être sacré officiellement champion de l'hexagone. Deux journées avant la fin du championnat. Un exploit pour cette équipe, qui a longtemps couru après les points, loin derrière le leader bordelais. « Chapeau ! Car ce n'était pas évident, mais c'est le travail de neuf mois de compétition avec des hauts et des bas. Je vais vraiment apprécier avec mes amis et ma famille qui m'ont supporté et je vous l'assure ce n'était pas tous les jours facile pour eux », a confirmé Didier Deschamps.

 

18 ans après, la boucle est bouclée

 

om champion.jpgSi la victoire face aux Rouge et Noir aura été un temps difficile à entrevoir, notamment lors de l'égalisation peu après la demi-heure de jeu de Jimmy Briand (38e), après l'ouverture du score de Gaby Heinze (4e), le spectacle a été au rendez-vous lors de la seconde période. Niang, puis Lucho, les deux éléments clés de l'attaque de l'OM, ont assuré la domination de leur équipe coup sur coup (76e, 78e). Deux minutes de folie qui ont fait frissonner à l'unisson les travées du stade autant que les supporteurs attentifs devant les écrans des bars du Vieux-Port. « C'est une immense fierté, que du bonheur et de la joie, a commenté ensuite Mathieu Valbuena, en caleçon à la fin de la rencontre pour célébrer le titre avec ses coéquipiers sur la pelouse, devant les caméras d'OM TV. Cela a été dur, on a souffert mais l'avoir devant notre public à deux journées de la fin, c'est extraordinaire. Des émotions comme celle-là, après la Coupe de la Ligue, on voulait le revivre. C'est le plus beau moment de ma vie. »

 

Dix-huit ans après ses deux titres glanés à l'OM, crampons aux pieds (1990 et 1992), la boucle est donc bouclée pour Didier Deschamps aujourd'hui entraîneur. Rappelé par le club alors en plein chamboulement l'été dernier, après avoir laissé filer le trophée aux Girondins de Bordeaux sur le fil du rasoir la saison dernière, « la Desch' » a réussi là où ses prédécesseurs (Rolland Courbis, Albert Emon ou encore Eric Gerets) ont échoué. Une fois la Coupe de la Ligue en poche, obtenue aux dépens de leurs rivaux bordelais d'hier, la route semblait toute tracée pour cette formation marseillaise qui a enchaîné depuis une série de huit matches sans défaite (sept victoire et un nul vendredi soir contre l'AJA).

 

 

Un trophée dans chaque club entraîné

 

Une banderole a même été déployée par le virage Nord du Vélodrome, à son intention : « Deschamps : joueur ou entraîneur, tu fais notre bonheur ». Une petite attention qui a touché cet entraîneur, vainqueur de titres ou de coupes nationales dans tous les clubs où il a évolué depuis six ans*. « Un des aspects qui m'a fait accepter ce challenge est que j'ai été joueur ici et que j'ai connu des moments extraordinaires avant de connaître la consécration avec la Juventus, a-t-il ajouté. Marseille a été très important pour moi. J'ai fait un choix affectif en allant à la Juventus. Je me sentais de renvoyer l'ascenseur et à Marseille il y a aussi ce sentiment. Je savais que cela allait être excitant, difficile mais je pense que j'ai fait le bon choix. »

banderole deschamps.jpg

En attendant la grande fête prévue le 15 mai prochain lors de la dernière journée officielle du championnat, où la Ligue professionnelle de football (LFP) remettra aux joueurs et l'ensemble du staff de l'OM leur trophée de champion de France, beaucoup se penchent déjà sur la saison prochaine. Avec l'espoir - secret ? - qu'après 1993, la Coupe aux grandes oreilles retrouve le chemin de la Cannebière. Mais ceci est une autre histoire...

 

*Coupe de la Ligue en 2003 avec Monaco, champion de Serie B avec la Juventus Turin en 2007 et le doublé Coupe de la Ligue et championnat de France avec l'OM en 2010. Egalement finaliste de la Ligue des champions en 2003 avec l'ASM.

 

Pour voir d'autres photos sympas de la soirée de fête à Marseille, cliquez ici (Sport24.com), et pour les moments-clés de la saison de l'OM, cliquez (20 minutes.fr).

 

Crédit photo : DR

 

A. Pa.

 

03 mai 2010

Nadal, empereur terrien

 

Nadal Rome.jpg

La victoire du Majorquin en finale du tournoi de Rome, dimanche, sur son compatriote David Ferrer permet au n°3 mondial d'égaler le record d'André Agassi avec 17 titres gagnés en Masters 1000. Soit un de plus que Roger Federer. Un bon point pour le spécialiste de terre battue, à quelques semaines de Roland-Garros.

 

« J'ai 23 ans mais je suis certain que le nombre 17 est très important pour moi », a souligné Rafael Nadal après son succès en terre romaine. En battant son partenaire de Coupe Davis David Ferrer lors d'un match interrompu par la pluie (7-5, 6-2), Rafa rejoint au palmarès l'Américain Andre Agassi et ses 17 victoires en Masters 1000. Un record de plus pour le joueur espagnol, qui distance d'un cran le Suisse Roger Federer et ses 16 titres dans cette catégorie de tournoi. « J'espère améliorer ce record, mais on ne sait jamais quand on va s'arrêter, c'est ce qui est bien en sport. En plus, ces tournois sont très difficiles à gagner parce que tous les meilleurs joueurs du monde y sont présents. »

 

Après être devenu mi-avril le premier joueur à avoir remporté une sixième couronne consécutive au tournoi de Monte-Carlo (2005-2010), le lieu même de sa première victoire en Masters 1000 en 2005, Nadal vient ainsi d'enchaîner à Rome son deuxième succès majeur de la saison sur terre battue, le 38e titre de sa carrière. La confrontation avec Federer n'a finalement pas eu lieu. Le grand rival de Nadal sur cette surface, le n°1 mondial, a été sorti d'entrée du tournoi italien par l'étonnant Ernest Gulbis. Révélation du tournoi, le Letton reste le seul joueur à avoir inquiété Rafa, en lui prenant une manche en demi-finale.

 

Un premier set accroché

 

Dimanche, dans l'antre ocre du Foro Italico, la finale a offert un peu plus de spectacle qu'il y a deux semaines, à Monte-Carlo, où Fernado Verdasco avait été balayé en 1h25 par la tornade Nadal. La finale de Masters de Rome a tenu ses promesses et David Ferrer son rôle de victime du jour. Après un set assez accroché où les deux Espagnols ont fait jeu égal jusqu'à 4-4, 40-15, la pluie a interrompu le cours du match, renvoyant les deux acteurs au vestiaire. A leur retour, Ferrer n'a fait qu'illusion, manquant son unique balle de break du match. « Le court était peut-être un peu plus lent et j'avais du mal à marquer des points, a expliqué le finaliste du tournoi. Mais Rafa s'était toujours créé des occasions aux moments importants. C'est difficile de le battre même si je suis satisfait de mon jeu et de ma saison ».

 

Il ne reste plus que trois semaines avant la levée du Grand Chelem parisien. L'année dernière, Rafa avait été éliminé au stade des huitièmes de finale par le Suédois Robin Soderling, finaliste malheureux face à Federer. Mais avec ses deux Masters 1000 désormais en poche, Nadal vient d'envoyer un signal fort à ses principaux concurrents : l'Espagnol sera de nouveau l'homme à battre dans son jardin. Roland-Garros débute le 23 mai prochain.

 

 

 

Crédit photo : DR

 

A. Pa.

 

24 avril 2010

Lyon-Bayern: Pourquoi l'exploit reste possible

 

lisandro.jpeg


N'enterrons pas encore les Lyonnais ! Malgré leur défaite en demi-finale aller de la Ligue des champions perdue 0-1 (but de Robben) mercredi soir, à l'Alliantz Arena, face au Bayern Munich. Malgré une supériorité numérique de 11 contre 10 pendant une partie de la rencontre. Malgré le carton rouge de Toulalan qui ne participera pas au match retour - de même que Franck Ribéry, d'ailleurs, côté bavarois... Malgré une défense encore décimée par les blessures. Non, pas d'enterrement précoce du club de Jean-Michel Aulas qui dispute aujourd'hui, il ne faut quand même pas l'oublier, la première demi-finale de son histoire européenne.

 

Il reste encore 90 minutes, au minimum, à jouer. Alors pourquoi ne pourraient-ils pas rééditer l'exploit des huitièmes de finale, lorsque les hommes de Claude Puel ont réussi à éliminer un Real Madrid, certes pas en très grande forme, mais grâce à une grande détermination et une volonté supérieure à son adversaire. Leur rouvrant les portes d'un quart de finale de C1 inespéré. L'handicap du jour n'est pas si lourd que cela. Un but encaissé reste facilement surmontable. Si les onze acteurs du match retour se donnent les moyens d'aller jusqu'au bout. D'aller jusqu'à la finale, à Madrid, le 22 mai prochain.

 

Qu'a-t-il manqué le plus à l'OL mercredi soir ?

Un leader technique, qui aurait dû réorienter son équipe sur le terrain vers le front de l'attaque et le but adverse. Au lieu de subir sans cesse les attaques bavaroises, se laissant - sans broncher - dépossédé du ballon durant toute la rencontre. Et ne profitant à aucun moment de son bref avantage de jouer à 11 contre 10, à la suite de l'expulsion de Franck Ribéry à la 37e minute, pour un essuyage de crampons sur la cheville de Lisandro. Car à ce stade de la compétition, Lyon n'a plus le droit à l'erreur. Il faudra aller chercher son billet pour la finale aux forceps. Sans attentisme ni contre-performance cette fois-ci.

 

Comment remonter la pente ?

Le plus important sera de débuter la rencontre de mardi soir avec un état d'esprit conquérant. Recevoir le Bayern à domicile est un avantage à prendre comme tel. Car on l'a bien vu mercredi, à Munich, l'OL s'est vite senti dépassé par le pressing de la machine allemande, bien poussée par son public. Près de 70.000 supporteurs tout acquis à la cause des Rouge. « On devra corriger nos erreurs de mercredi, a confirmé vendredi Lisandro, en conférence de presse. L'équipe doit changer d'attitude et de mentalité. On a vu une équipe trop défensive. On doit avoir un esprit plus positif pour modifier le résultat. »

 

Une meilleure préparation avant le match retour.

Oublié le double voyage en bus et mini-van de la semaine passée (le retour du match de championnat contre Bordeaux samedi dernier suivi du déplacement de Lyon à Munich en passant par Stuttgart). Les joueurs de l'OL sont exempts de 34e journée de Ligue 1 ce week-end. La demande du club de décaler la rencontre face à Monaco a été accordée par la LFP. Le match a été reporté au 12 mai. Le staff technique va pouvoir réparer les derniers bobos et travailler dans la sérénité, avant la réception des joueurs de Louis Van Gaal. Lors d'une mise au vert prolongée à partir de samedi après-midi, dans l'Ain. « Le but, c'est de vivre bien ensemble, de passer des bons moments et de rester centrés sur ce match-là », a expliqué Claude Puel. Car cette fois, le collectif lyonnais devra tenir bon face à la puissance physique et technique des Munichois.

 

Conclusion

Une bonne préparation et un mental d'acier, combinés à une stratégie plus offensive qu'à l'aller, avec la titularisation indispensable du trio magique lyonnais Bastos-Lisandro-Govou. Voilà l'équipe de l'OL que l'on attend de voir évoluer, avec impatience, sur la pelouse de Gerland, mardi soir. Histoire aussi de faire taire les mauvaises langues et montrer que l'OL possède en lui-même toutes les ressources nécessaires pour aller jusqu'au bout.

 

Crédit photo: DR

 

A. Pa.


 
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